
Le minimalisme (ou art minimal) est un courant de l'art contemporain né au début des années 1960 aux États-Unis. La notion d'Art Minimal a été donnée à la fin de l'année 1965 par le philosophe Wolleim dans Arts Magazine au sujet d'une exposition à la Green Gallery de New York.
Interprété comme une réaction au débordement subjectif de l’Expressionnisme abstrait et à la figuration du Pop art, le minimalisme est caractérisé, entre autres, par un souci d’économie de moyens. Il hérite du célèbre principe de l’architecte Mies van der Rohe « Less is more » (« Moins c'est plus »), des œuvres de Malevitch, et reconnaît le peintre abstrait Ad Reinhardt comme l’un de ses pionniers avec Frank Stella.
Pour les Minimalistes ll n'y a rien d'autre à voir que ce que l'on voit . Le « ressenti » est interdit.
Ce courant regroupe des artistes tels que Donald Judd, Carl André, ainsi que Robert Morris et Sol LeWitt qui vont s’en détacher rapidement.
En réaction aux tableaux extrêmement colorés et aux objets quotidiens élevés au rang d'œuvres d'art par les artistes du Pop art, les œuvres minimalistes se composent généralement de deux ou trois couleurs et de formes basiques : ronds, carrés, lignes droites, etc. La simplicité est primordiale et il n'existe aucune représentation subjective derrière le minimalisme ; il est dénué de toute symbolique et ne cherche à jouer que sur les formes et les couleurs en évitant l'émotion au sens littéral du terme : un art dénué de tous sentiments subjectifs et objectifs.
Livres traitant du sujet
Minimalisme par James Meyer
vendredi, décembre 07, 2007
Histoire de l'art (3): Le minimalisme
samedi, décembre 01, 2007
Histoire de l'art (2): cubisme

Le cubisme est un mouvement artistique qui s'est développé de 1906 à 1914 autour de Georges Braque, Francis Picabia et Picasso. Après la Première Guerre mondiale, le mouvement s'essouffle, avant de s'éteindre vers les années 1920.
On peut distinguer 4 périodes:
Précubisme, ou cubisme cézannien, nègre ou géométrique (1907-1910). La démarche s'attache à la représentation en volume de l'objet, à la manière de Cézanne ou des masques africains ; la perspective traditionnelle est souvent malmenée.
Concerne essentiellement Pablo Picasso (cf Réservoir à Horta) 1909, et George Braque. André Derain et Fernand Léger mênent alors des recherches parallèles.
Cubisme analytique (1910-1912). L'objet est déconstruit, et toutes ses facettes sont représentées en fragments, sans aucun égard pour la perspective ; cette phase de recherche se caractérise par un chromatisme très peu saturé (gris, brun, vert, bleu terne). En revanche, la lumière occupe une place très importante ; elle se répartit différemment sur chaque fragment. Concerne essentiellement Pablo Picasso, (cf Le joueur de guitare, 1910) et Braque, qui coopèrent et rivalisent d'inventivité pour toujours pousser plus loin la démarche. Leurs toiles tendent à la stylisation abstraite.
Cubisme synthétique (1912-1914). Cette période est caractérisée par le retour de la couleur et par l'utilisation de la technique du collage (papiers, objets). Le peintre sélectionne les facettes les plus pertinentes de l'objet déconstruit (contrairement à la deuxième phase, où il n'y a pas de sélection). Des éléments de la réalité sont réintroduits, notamment par le collage de papiers ou donnant des indications de matière à l'objet reprèsenté (faux bois ou toile cirée). Cf. Pablo Picasso, Guitare et bouteille de Bass, 1913. Braque et surtout Juan Gris donneront à ce style une rigueur et une sérénité classique.
Cubisme orphique. Le nom est donné par Guillaume Apollinaire à propos des deux principaux représentants de cette forme de cubisme: Robert Delaunay et sa femme Sonia Delaunay. La couleur se détache de toute forme et permet la création, dans leurs œuvres, de cercles concentriques colorés, donnant rythme et vitesse au tableau.
lundi, novembre 19, 2007
Histoire de l'art (1): pop art

Le pop art est un mouvement qui trouve son origine en Angleterre au milieu des années 50, sous l'impulsion de Richard Hamilton et Edouardo Paolozzi. Un peu plus tard, dans les années 1960, c'est au tour du Pop art américain d'émerger avec Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg ou encore Jasper Johns. C'est surtout la branche américaine qui va populariser ce courant artistique devenu majeur, en dénonçant la consommation de masse à tout prix et présenter l'art comme un simple produit à consommer : éphémère, jetable, bon marché...
Le mot pop art (abrégé de « popular art ») a été prononcé pour la première fois en 1955 par Lawrence Alloway, un critique d'art anglais qui faisait partie de l'independent Group, groupe d'intellectuels travaillant sur le rôle de la technologie dans la société.
Mais ce qui caractérise profondément ce mouvement, c'est le rôle de la société de consommation et des déformations qu'elle engendre dans notre comportement au quotidien. C'est à partir de ce principe que les artistes américains vont mettre en évidence l'influence que peut avoir la publicité, les magazines, les bande dessinées et la télévision sur nos décisions de consommateurs. Par la suite, ce mouvement va s'étendre et toucher d'autres domaines comme la mode, l'architecture, le design, etc.
L'accueil est très bon dès les débuts du mouvement, car le pop art est a priori simple et accessible. Les procédés utilisés par les artistes étaient souvent des nouveaux produits qui sortaient tout juste de cette société de consommation : acrylique, sérigraphie, etc. Les couleurs sont souvent vives et décalées par rapport à la réalité. Andy Warhol (1928-1987) est considéré comme l'un des apôtres du pop art.
Au-delà de la peinture, le pop art a usé des techniques picturales qui n'étaient auparavant pas considérées comme proprement artistiques, mais industrielles. Ce mouvement a perturbé le monde artistique d'autres manières, par exemple à travers la remise en cause du principe d'unicité d'une œuvre d'art. Andy Warhol reproduisait les siennes par centaines, parfois même par milliers, ce qui heurtait les idées classiques attribuant à une œuvre sa valeur car elle est unique.
Le pop art utilise des symboles populaires, qui marquent l'inconscient dès l'enfance. De Mickey Mouse à Marilyn Monroe, en passant par Mick Jagger, l'admiration quasi généralisée de certaines idoles y est exultée de manière neutre ou non, selon l'artiste. La culture publicitaire de la société de consommation est une autre source d'inspiration.
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Livres traitant du sujet:
Pop Art : Le choc de l'image
Pop Art: A Continuing History
Andy Warhol: Giant Size
Roy Lichtenstein: Interiors